Les cinq disciplines de l'Alpagut

Aycha, Batur, Caymaz, Gurshak et Kachut : les cinq disciplines de l'Alpagut, des frappes en contact limité à la lutte à la ceinture et à l'autodéfense tactique.

L'Alpagut est un sport de combat et un art martial fondé sur l'héritage guerrier des peuples turciques. Un seul sport, un seul système de grades et un seul corps arbitral, mais cinq disciplines de compétition. Chacune met à l'épreuve une facette différente du même athlète, que l'Alpagut appelle un Alp.

En compétition, un athlète s'inscrit dans une discipline de combat : Aycha, Batur, Caymaz ou Gurshak. Le Kachut se dispute comme épreuve de démonstration, et les athlètes peuvent s'y inscrire en plus de leur discipline de combat.

Aycha (A) : contact limité

Frappes de poing et de pied dans le style aypara (croissant), balayages et projections. « Limité » désigne la cible et les conditions, pas la puissance : les frappes sont portées à pleine force, mais les coups de poing à la tête sont interdits (les coups de pied à la tête sont autorisés), et il n'y a pas de combat au sol après un balayage ou une projection. Tous les athlètes combattent avec un équipement de protection complet. L'Aycha n'est ni du contact léger ni du combat aux points.

Batur (B) : combat mixte

Le combat complet : frappes de poing et de pied à pleine puissance, corps-à-corps, projections, étranglements et clés articulaires, debout et au sol. Le Batur est la discipline qui réunit toutes les composantes de la technique de l'Alp.

Caymaz (C) : plein contact, debout

Une discipline de frappe pure. Toutes les frappes de poing et de pied sont portées à pleine puissance, y compris les coups de poing à la tête. Il n'y a ni lutte, ni corps-à-corps, ni combat au sol : le combat se dispute debout du début à la fin. Les frappes sautées et retournées rapportent davantage, car elles sont plus difficiles et plus risquées à exécuter.

Gurshak (G) : lutte à la ceinture et au sol

Aucune frappe. Le combat repose sur les saisies, les projections et la technique au sol, y compris les étranglements et les clés articulaires. La discipline tire son nom de la ceinture (gurshak) : les projections réalisées à partir d'une saisie à la ceinture rapportent un point supplémentaire, dans la tradition de la lutte turcique à la ceinture.

Kachut (K) : autodéfense tactique

Le Kachut répond à la question que l'aire de combat laisse ouverte : que fait un Alp quand il n'y a ni règles ni arbitre, mais plusieurs agresseurs et une arme ? Il puise à deux sources : la culture des armes de l'ancien guerrier turcique et l'autodéfense réelle d'aujourd'hui. En compétition, les athlètes ne s'affrontent pas ; ils présentent des formes officielles (Yörtem), leurs propres enchaînements armés et à mains nues, et des situations d'autodéfense. Les juges notent la précision, la puissance, la vitesse et l'intention de combat.

La sécurité des jeunes athlètes

De 8 à 13 ans, toutes les disciplines protègent la tête. Une frappe à la tête n'a besoin que de toucher pour marquer : les jeunes athlètes apprennent ainsi la technique complète et visent la précision sans encaisser de coups durs. Projeter un adversaire au sol après l'avoir soulevé est interdit dans toutes les catégories d'âge.

Un sport, cinq épreuves

L'Aycha mesure la précision, le Batur la polyvalence, le Caymaz la puissance de frappe, le Gurshak la force et l'équilibre dans la saisie, et le Kachut la préparation au danger réel. Ensemble, elles font de l'Alpagut un art martial complet : un sport sur le tapis et une compétence pour la vie.

Le 6e Championnat du monde d'Alpagut se tiendra du 3 au 6 décembre 2026 à Ankara (Turquie), avec des compétitions dans les cinq disciplines.

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Fédération mondiale d'Alpagut — instance dirigeante internationale du sport Alpagut, fondée en 2014, présente dans plus de 50 pays.

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