Le Kachut est la discipline d'autodéfense tactique de l'Alpagut : armes turciques anciennes et autodéfense réelle, évaluées en compétition par démonstration.
Quatre disciplines de l'Alpagut (Aycha, Batur, Caymaz et Gurshak) mettent l'athlète à l'épreuve sur une aire de combat, selon des règles, face à un seul adversaire, sous le regard d'un arbitre. Le Kachut répond à la question que l'aire de combat laisse ouverte : que fait un Alp quand il n'y a ni règles ni arbitre, que les agresseurs sont plusieurs et que l'un d'eux est armé ?
Le Kachut puise à deux racines. La première est la culture de combat de l'ancien guerrier turcique et ses armes : le gourdin, le sabre et le yatagan, le bouclier, le lasso, l'arc, la masse d'armes, l'akinakès, la lance et la hache. Le Kachut enseigne à combattre avec elles, à s'en défendre et à désarmer un adversaire. La seconde racine est la vie quotidienne d'aujourd'hui : une agression soudaine dans la rue, dans un espace étroit ou dans l'obscurité.
En Kachut, l'Alp utilise à la fois les neuf techniques de base de l'Alpagut : frappes, projections, balayages, clés, étranglements, défense et armes. Le but est de survivre, pas de marquer des points. Tout ce qui l'entoure devient un outil : un mur, un objet, la distance, la lumière. L'objectif n'est pas de battre l'agresseur, mais de mettre rapidement fin au danger et de garder une issue ouverte. C'est pourquoi les techniques de Kachut restent simples : elles doivent fonctionner sous stress. L'entraînement s'organise autour de situations, pas seulement de formes.
Un système sans règles ne peut pas se disputer sur une aire de combat soumise à des règles. Pour mesurer le savoir-faire, donner aux élèves un objectif clair et créer une véritable compétition, le Kachut dispose d'un format de démonstration. Les athlètes ne s'affrontent pas. Ils montrent ce qu'ils ont appris dans trois catégories :
Les athlètes peuvent concourir en individuel (60–90 secondes), en duo (90–120 secondes) ou en équipe (120–180 secondes). Chaque prestation se déroule dans un cercle de 6 mètres.
Les juges évaluent l'enchaînement, la précision, la puissance, la vitesse, le rythme, l'équilibre, la difficulté et l'esprit combatif, et en duo et en équipe également la synchronisation. Une bonne prestation de Kachut n'est pas un spectacle. C'est un vrai combat transposé sur le tapis : la puissance et l'intention doivent se sentir, il ne s'agit pas de simples mouvements légers dans le vide.
Seules des répliques d'entraînement sûres sont autorisées. Les véritables armes tranchantes, perforantes ou contondantes sont strictement interdites, et chaque arme est contrôlée par le coordinateur avant la compétition. L'arc, la masse d'armes, l'akinakès, la lance et la hache nécessitent une autorisation spéciale, et l'arc n'est utilisé qu'avec des flèches émoussées, sans pointe. Pointer une arme vers les juges ou le public est sanctionné.
Le Kachut complète l'Alpagut. Les disciplines de combat forment l'athlète ; le Kachut prépare l'Alp à la vie réelle. Comme l'enseigne l'Alpagut, la force est une responsabilité : le but de l'autodéfense est de protéger, non de nuire.
Le Kachut figure au programme du 6e Championnat du monde d'Alpagut, du 3 au 6 décembre 2026, à Ankara (Turquie).
Fédération mondiale d'Alpagut — instance dirigeante internationale du sport Alpagut, fondée en 2014, présente dans plus de 50 pays.